Excusez le faible nombre de posts de ce blog, en comparaison avec le cru 2008, mais malheureusement les temps ont change : cette fois ci je ne suis plus paye par le contribuable a me balader en moto dans Delhi et a raconter ma vie. Pour justifier mon salaire en pounds et mes 3 mois loge nourri blanchi dans la suite S22 de l’hotel Vatsa il faut quand meme que je bosse un petit peu.
Et si j’ai pris l’avion pour Delhi vendredi soir, ce n’était pas pour me bourrer la gueule avec mes vieilles connaissances de la capitale mais bien pour motif professionnel, en l’occurrence pour aller visiter l’usine d’Halonix, le fabriquant de CFL pour notre projet. Premiere surprise du week end, le vol a dure une demi heure de moins que prevu, ce qui n’était surement pas etranger a la presence dans l’avion du Chief Minister du Chhattisgarh. C’était drole en tous cas de voir la moitie de l’avion multiplier les Namastes en esperant un simple regard en retour.
M’etant finalement bourre la gueule avec une vieille connaissance, je n’ai dormi que 2 heures avant de me rendre a la gare de New Delhi pour un voyage de 5 heures en direction de Hardiwar. Dans le train, j’ai pu apprecier la conversation de M. Mathur, responsable de la qualite chez Halonix, et envoye specialement pour encadrer les tests que j’aurai a realiser. Sandeep de son prenom m’a confie etre un grand amateur de vins francais et quand je lui ai demande quel était son cru prefere, il a repondu sans hesiter : Le rouge ! J’aurais bien ajoute ‘qui tache’ mais je sais pas si ca se dit en anglais.
Des l’arrivee a l’usine nous sommes accueillis par le tres affable directeur, M. Jaldit Singh et un cohorte de 5 ingenieurs a qui je dois expliquer le but de ma venue. Les restes de gueule de bois ont été rapidement dissipe par l’emerveillement de cette visite (ma premiere visite d’usine en 4 ans d’ecole d’inge… on merite vraiment que nos enfants travaillent dans le tourisme pour riches chinois dans une France desindustrialisee ! ) Ma vocation industrielle date peut etre de ce jour. Les tests se sont averes concluants a la fin de la journee M. Mathur m’annoncait tres serieusement : Now we are going to celebrate in a non dry place, it will be a one and a half hour event. En cette periode de pelerinage, il a fallu faire 30 kilometres pour trouver a non dry place, et ce fut la soiree de toutes les transgressions: alcool, cigarettes et poulet. Surtout pour M. Ashok un des ingenieurs qui se fait incendier par bobonne quand il rentre avec une odeur suspecte et qui a avale un paquet de bonbons a la menthe en quittant les lieux.
Le dimanche, l’usine est en maitenance et j’ai de very high expectations comme on dit, pour ce jour de conge : J’ai rendez vous a 10h avec Arjun (encore une vieille connaissance Delhite) qui va me faire visiter en moto les merveilles de l’Uttarachand, son etat natal. En effet j’ai oublie de preciser qu’Haridwar est situe au pied de l’Himalaya, la ou le Gange fait son entree dans la plaine torride de l’Uttar Pradesh. Du coup j’ai des images de brochures touristiques plein la tete en me reveillant : Un condense d’Incredible India, qui plus est guide par un local de l’etape (autant dire le Nirvana pour le lonely globe trotter de base).
Comme d’habitude avec Mother India, les choses ne vont pas se passer comme prevu… Vers 11 heures, je realise qu’Arjun aura un peu de retard (finalement ce sera 4 heures) et je vais donc me balader le long du Gange. A l’entree du Ghat de Har Ki Puri, (un lieu tres sacre) des policiers ont installe un portique anti metaux et me demandent mon passeport. Pas de chance, je l’ai laisse a l’hotel. Pendant une heure je dois repondre a leurs questions sur mon occupation en Inde (pas evident evident de leur expliquer le principe des credits carbones), deballer mon sac et mon portefeuille (pas de chance : j’ai la carte d’un restau au Pakistan) avant de finalement recuperer le signal sur mon blackberry et donc le numero de l’hotel. Heureusement parce que le petit moustachu qui ne faisait que repeter « In India, if no passport you go to jail ! » commencait a m’inquieter.
Evidemment je ne suis pas de tres bonne humeur en retrouvant Arjun, qui est venu avec un pote, Mehfaz. (Il est marrant Mehfaz, c’est la premiere fois que je rencontre un Indien musulman vegetarien qui boit de la biere. Ou comment se foutre de la gueule de Shiva et Allah en meme temps…) Malgre tout les choses commencent a s’arranger apres quelques kilometres a 3 sur une Royal Enfield. Et pourtant le pire est a venir : En sortant d’une pause kebab sur la route de Rishikesh, trompe par l’obscurite, je vais pisser tranquillement dans un terrain vague… qui est en fait une immense marre de bouse de vache sacree diluee dans de l’urine humaine (parfois il faut dire les choses comme elles sont) Quand je realise cette erreur d’appreciation, il est trop tard : ma chaussure droite a fait un remake de la scene des chiottes de slumdog millionaire
Il ne me reste plus qu’a filer a Rishikesh pour la frotter pendant une plombe sur un galet au fond des eaux purificatrices du Gange, en esperant que l’odeur ne sera pas trop forte car je n’ai pas de paire de rechange pour le deuxieme jour de visite le lendemain matin. Disons qu’elle sera moderee.
Y a pas a dire, Mother India m’a beaucoup decu ce jour la. Je m’excuse pour le ton un peu sarcastique de ce post (j’essaierai d’eviter ca a l’avenir), et je vous rassure, je place toujours ce gros triangle bordelique au centre du monde, mais y a des jours comme ca ou il faut citer John Abitbol : Monde de merde !
ps: photos a venir
Et si j’ai pris l’avion pour Delhi vendredi soir, ce n’était pas pour me bourrer la gueule avec mes vieilles connaissances de la capitale mais bien pour motif professionnel, en l’occurrence pour aller visiter l’usine d’Halonix, le fabriquant de CFL pour notre projet. Premiere surprise du week end, le vol a dure une demi heure de moins que prevu, ce qui n’était surement pas etranger a la presence dans l’avion du Chief Minister du Chhattisgarh. C’était drole en tous cas de voir la moitie de l’avion multiplier les Namastes en esperant un simple regard en retour.
M’etant finalement bourre la gueule avec une vieille connaissance, je n’ai dormi que 2 heures avant de me rendre a la gare de New Delhi pour un voyage de 5 heures en direction de Hardiwar. Dans le train, j’ai pu apprecier la conversation de M. Mathur, responsable de la qualite chez Halonix, et envoye specialement pour encadrer les tests que j’aurai a realiser. Sandeep de son prenom m’a confie etre un grand amateur de vins francais et quand je lui ai demande quel était son cru prefere, il a repondu sans hesiter : Le rouge ! J’aurais bien ajoute ‘qui tache’ mais je sais pas si ca se dit en anglais.
Des l’arrivee a l’usine nous sommes accueillis par le tres affable directeur, M. Jaldit Singh et un cohorte de 5 ingenieurs a qui je dois expliquer le but de ma venue. Les restes de gueule de bois ont été rapidement dissipe par l’emerveillement de cette visite (ma premiere visite d’usine en 4 ans d’ecole d’inge… on merite vraiment que nos enfants travaillent dans le tourisme pour riches chinois dans une France desindustrialisee ! ) Ma vocation industrielle date peut etre de ce jour. Les tests se sont averes concluants a la fin de la journee M. Mathur m’annoncait tres serieusement : Now we are going to celebrate in a non dry place, it will be a one and a half hour event. En cette periode de pelerinage, il a fallu faire 30 kilometres pour trouver a non dry place, et ce fut la soiree de toutes les transgressions: alcool, cigarettes et poulet. Surtout pour M. Ashok un des ingenieurs qui se fait incendier par bobonne quand il rentre avec une odeur suspecte et qui a avale un paquet de bonbons a la menthe en quittant les lieux.
Le dimanche, l’usine est en maitenance et j’ai de very high expectations comme on dit, pour ce jour de conge : J’ai rendez vous a 10h avec Arjun (encore une vieille connaissance Delhite) qui va me faire visiter en moto les merveilles de l’Uttarachand, son etat natal. En effet j’ai oublie de preciser qu’Haridwar est situe au pied de l’Himalaya, la ou le Gange fait son entree dans la plaine torride de l’Uttar Pradesh. Du coup j’ai des images de brochures touristiques plein la tete en me reveillant : Un condense d’Incredible India, qui plus est guide par un local de l’etape (autant dire le Nirvana pour le lonely globe trotter de base).
Comme d’habitude avec Mother India, les choses ne vont pas se passer comme prevu… Vers 11 heures, je realise qu’Arjun aura un peu de retard (finalement ce sera 4 heures) et je vais donc me balader le long du Gange. A l’entree du Ghat de Har Ki Puri, (un lieu tres sacre) des policiers ont installe un portique anti metaux et me demandent mon passeport. Pas de chance, je l’ai laisse a l’hotel. Pendant une heure je dois repondre a leurs questions sur mon occupation en Inde (pas evident evident de leur expliquer le principe des credits carbones), deballer mon sac et mon portefeuille (pas de chance : j’ai la carte d’un restau au Pakistan) avant de finalement recuperer le signal sur mon blackberry et donc le numero de l’hotel. Heureusement parce que le petit moustachu qui ne faisait que repeter « In India, if no passport you go to jail ! » commencait a m’inquieter.
Evidemment je ne suis pas de tres bonne humeur en retrouvant Arjun, qui est venu avec un pote, Mehfaz. (Il est marrant Mehfaz, c’est la premiere fois que je rencontre un Indien musulman vegetarien qui boit de la biere. Ou comment se foutre de la gueule de Shiva et Allah en meme temps…) Malgre tout les choses commencent a s’arranger apres quelques kilometres a 3 sur une Royal Enfield. Et pourtant le pire est a venir : En sortant d’une pause kebab sur la route de Rishikesh, trompe par l’obscurite, je vais pisser tranquillement dans un terrain vague… qui est en fait une immense marre de bouse de vache sacree diluee dans de l’urine humaine (parfois il faut dire les choses comme elles sont) Quand je realise cette erreur d’appreciation, il est trop tard : ma chaussure droite a fait un remake de la scene des chiottes de slumdog millionaire
Il ne me reste plus qu’a filer a Rishikesh pour la frotter pendant une plombe sur un galet au fond des eaux purificatrices du Gange, en esperant que l’odeur ne sera pas trop forte car je n’ai pas de paire de rechange pour le deuxieme jour de visite le lendemain matin. Disons qu’elle sera moderee.
Y a pas a dire, Mother India m’a beaucoup decu ce jour la. Je m’excuse pour le ton un peu sarcastique de ce post (j’essaierai d’eviter ca a l’avenir), et je vous rassure, je place toujours ce gros triangle bordelique au centre du monde, mais y a des jours comme ca ou il faut citer John Abitbol : Monde de merde !
ps: photos a venir
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