Depuis deux semaines, la vie rêvée des expats de Delhi est perturbée par de funestes évènements. "Pure coïncidence" diront les uns, "C'est l'Inde" ajouteront les autres en détournant leur regard, façon de jouer les baroudeurs blasés pour se donner du courage. En réalité ils tremblent de peur et c'est le regard du mauvais oeil qu'ils cherchent à fuir. Car les faits sont accablants: Dans la nuit de mardi à mercredi, le mauvais sort a trouvé sa première victime: Aurélie se réveille avec 40°C de fièvre, elle a à peine la force d'appeler une ambulance et passe la nuit à l'hôpital sous perfusion: Chute de tension et déshydratation aigüe, premier avertissement... Deux jours plus tard, en rentrant à Lajpat Nagar notre ghetto, Florian se fait mordre par derrière par un chien surnois, par précaution, il se fait immédiatement vacciner contre la rage. La malédiction poursuit les expats au delà des frontières (qui d'ailleurs n'existent pas)de Delhi: En partant avec Camille vers les fraîches hauteurs himalayennes, je pensais lui échapper. Quelle naïveté: nous sommes tout deux frappés, Camille oublie son appareil photo dans un taxi et j'oublie dans un bus les magnifiques affiches de Bolywood achetées chez un antiquaire de Mussorie. Qui oserait encore parler de hasard ? D'autant que le retour à Delhi ne fait que confirmer mes pressentiments; les météorologues annoncent pour les mois à venir la canicule du siècle avec des températures de 48°C, à la limite de la résistance du corps humain. Lajpat Nagar mon ghetto, seras-tu mon tombeau ? Enfin le coloc de Camille m'apprend une nouvelle qui ne laisse plus la place au doute: Suite à une friction de son caleçon lors d'une partie de foot torride, un stagiaire de la mission éco a contracté une infection, qu'il a soignée négligemment et sans respecter les règles d'hygiène. Le résultat est pétrifiant et j'imagine que tous les lecteurs masculins réagiront avec l'effroi qui fut le mien: Gangrène testiculaire, autant dire la Fin de l'Homme.
Je suis d'autant plus bouleversé que j'ai été témoin de l'évènement déclencheur de cette malédiction qui met en péril notre innocente communauté: Le sorcier a frappé dans mon propre immeuble. Un beau matin d'avril, alors que je me rendais de bonne heure (9h45) au CSH, une forme noire sur le palier du premier étage a attiré mon attention. Je me suis approché, et (première métaphore de ce blog), ma glotte s'est immédiatement mise à faire du surf: Posé à côté du journal, un énorme rat noir décapité souille le paillason de son cou sanguinolant. A la fois saisi par la terreur et l'odeur, j'ai couru vers le premier rickshaw, en me forçant à admettre la thèse de la mauvaise blague. Hélas, vous pouvez juger par vous-même à quel point les faits vont dans le sens de mon premier pressentiment. Sous l'effet d'une puissance inconnue, les forces occultes de la magie noire s'abattent sur les expats de Delhi... Visions d'incendies, de catastrophes naturelles, de gangrènes testiculaires....
N.B.: Bien au frais dans vos chaumières, vous pouvez encore jouer les esprits forts et contester mon interprétation, mais sachez que tous les évènements décrits dans ce post sont véridiques. Avant de prendre la fuite, j'ai d'ailleurs eu le temps de photographier le rat avec mon portable (comme pièce à conviction en vue d'un futur procès en sorcellerie), je n'ai pas mis la photo sur le blog pour ne pas choquer les personnes sensibles ou phobiques mais je peux vous l'envoyer par mail si vous m'en faites la demande.
Je suis d'autant plus bouleversé que j'ai été témoin de l'évènement déclencheur de cette malédiction qui met en péril notre innocente communauté: Le sorcier a frappé dans mon propre immeuble. Un beau matin d'avril, alors que je me rendais de bonne heure (9h45) au CSH, une forme noire sur le palier du premier étage a attiré mon attention. Je me suis approché, et (première métaphore de ce blog), ma glotte s'est immédiatement mise à faire du surf: Posé à côté du journal, un énorme rat noir décapité souille le paillason de son cou sanguinolant. A la fois saisi par la terreur et l'odeur, j'ai couru vers le premier rickshaw, en me forçant à admettre la thèse de la mauvaise blague. Hélas, vous pouvez juger par vous-même à quel point les faits vont dans le sens de mon premier pressentiment. Sous l'effet d'une puissance inconnue, les forces occultes de la magie noire s'abattent sur les expats de Delhi... Visions d'incendies, de catastrophes naturelles, de gangrènes testiculaires....
N.B.: Bien au frais dans vos chaumières, vous pouvez encore jouer les esprits forts et contester mon interprétation, mais sachez que tous les évènements décrits dans ce post sont véridiques. Avant de prendre la fuite, j'ai d'ailleurs eu le temps de photographier le rat avec mon portable (comme pièce à conviction en vue d'un futur procès en sorcellerie), je n'ai pas mis la photo sur le blog pour ne pas choquer les personnes sensibles ou phobiques mais je peux vous l'envoyer par mail si vous m'en faites la demande.
5 commentaires:
Si je comprends bien tu t'en tires plutôt pas mal toi, ni morsure ni perte de testicouille ni même fièvre d'éléphant... comment fais-tu pour éviter les mauvais coups ? Actimel deux fois par jour ?
J'ai un petit secret pour l'immunité: yaourt au cumin et un oignon rouge cru dans du jus de citron vert chaque jour.
Mais hier j'ai mangé une crèpe au camembert et pour la première fois, je me sens balloné.
marc pourrais tu m'envoyer la photo du rat pestiféré sur mon mail
pauline_flepp@hotmail.fr
merci ô frère!je suis tes périples avec fièvre et angoisse!
fais en sorte de revenir entier pour le Road trip marco ! Bon pour toi ça m'a l'air bien parti tu utilises les mêmes remèdes que ma grandmere. Passe le bonjour a Aurelie pour moi. J'espère que ça va aller.
C'est quand même pas le camarade Watine qui a perdu ses couilles ?!?
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