
Cette pensée profonde apparait sur l'affiche et dans le générique de U Me aur Hum (pas besoin de traduire), le film de Bollywood que j'ai vu ce soir.
Synopsis (de la première moitié seulement, on a profité de l'entracte pour fuir ce cauchemard): Dans un centre commercial, un adolescent tombe amoureux d'une jeune fille parce que comme lui elle a demandé un supplément de ketchup avec ses frites. Desespéré il expose ses souffrances à son père, psychiatre. Celui-ci commence à lui expliquer que ce n'est pas du sérieux lorqu'il repère une femme assise à une autre table du self: Il se lève aussitôt pour la rejoindre et lui offre une bouquet de fleurs (???).
Flashback: le même psychiatre 15 ans avant, sur un énorme paquebot naviguant sur une mer turquoise en images de synthèse, avec un couple d'amis pétés de thunes, leur fils et sa copine. Lors d'une soirée en boîte, le docteur essaie de séduire Priya, une jolie serveuse: "I took 24 drinks to say you I love you." Echec, mais ce n'est que partie remise, car le soupirant s'introduit dans la chambre de Priya et met la main sur un élément clé: le "book of possibilities" de la jeune fille, sorte de journal intime où elle s'imagine courant dans un jardin avec un labrador, visitant un Paris digital so romantic etc... Rusé et psychologue, il va exploiter à merveille ces informations et gagner le coeur de Priya... jusqu'au drame: pensant que l'affaire est dans le sac, il lui avoue son effraction; la fière héroïne redevient alors une froide professionnelle et lance un sublime "What is your order, sir?", répété trois fois au misérable sigisbée redevenu client. De retour sur la terre ferme, le docteur croit avoir oublié sa sirène lorqu'il recroise sa route par hasard, plus exactement lorqu'il la renverse avec sa mercedes un jour de mousson.
Rideau.
Langue: Hindi avec des phrases en anglais dans la conversation, non sous-titré.
Effets spéciaux: Très nombreux, images de synthèses omniprésentes mais de qualité inégale (on se croit parfois dans un jeu vidéo), écran divisé en deux, avances rapides... On dirait que le projectionniste joue avec le DVD pour supporter son travail.
Musique: La moitié du film est un clip.
Morale: Pas facile de se taper une indienne, même quand on est un psychiatre richissime et que la fille est une serveuse. Par contre, les occidentales dans la boîte de nuit sont à moitié à poil et dansent comme des putes.
J'espère vraiment être tombé sur disons l'équivalent indien de Mr and Mrs Smith, je ferai une autre tentative car je ne peux pas admettre que tous les films indiens ressemblent à celui-là. Cette expérience était vraiment la plus éprouvante depuis mon arrivée en Inde, la canicule, les trains bondés et les rickshaws suicidaires, c'est de la blague à côté d'un navet pareil.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire