Comme la grande majorité des expats, j'habite au sud de la ville, dans le quartier Lajpat Nagar 3, block A, building 12. (Maintenant vous pouvez m'envoyer des cartes postales) Les blocks sont des enclaves séparées du reste de la ville par des grilles, devant lesquelles un gardien roupille toute la journée. Parfois, il décide de fermer la grille pour ne pas être dérangé dans sa sieste par d'éventuelles voitures, et il faut alors faire le tour en espérant que son collègue ait laissé sa grille ouverte.
Ce petit paradis est peuplé d'indiens de l' "upper middle class". Chaque soir, les hommes rentrent du travail dans leur voiture, avant de la confier à leur boy pour le lavage quotidien. Pendant ce temps, les femmes regardent la télé ou font la cuisine (par goût car ce n'est pas le personnel qui manque) et les enfants jouent au cricket dans le petit square. Tout cela donne à mon ghetto un petit côté Amérique des années 50, très exotique pour un Français.
Naturellement, le quartier possède toutes les "amenities" nécessaires à un expat: Je peux geeker sur Facebook grâce au wifi très haut débit et pour m'alimenter, j'ai le choix entre les dizaines d'enseignes de traiteurs et de pizzerias qui livrent à domicile, et la supérette du coin, ouverte 24h/24 et 7j/7, où le pot de sauce tomate coûte le prix de 3 restos à Old Delhi. Si je refuse ce mode de vie je peux toujours aller manger ailleurs, mais je suis alors obligé de contribuer à la pollution de Delhi (en prenant un rickshaw) ou à l'exploitation sociale (en prenant un cyclopoussepousse). La dernière solution serait d'apprendre la cuisine indienne et de m'approvisionner au marché du coin.
Quant à l'apart, il déchire, situé au dernier étage, il comporte un salon, une petite cuisine, deux chambres avec salle de bain et deux terrasses: Une au niveau de la porte d'entrée (il faut la traverser pour rentrer dans l'apart proprement dit) et une sur le toit accessible par une échelle, aussi appelée "pechoing terrasse". Le coloc est un dj indien, sikh (good!!), qui voyage souvent en Europe, parle l'anglais sans accent et même un peu le français. Un très bon plan donc (pour seulement 7500 Rs) qui a tout de suite suscité l'intérêt d'Aurélie, en même temps il faut se mettre à sa place, égarée au milieu des mathématiciens dans une guest house excentrée... Enfin j'oubliais, le quartier est généreusement pourvu en wine shops (il n'est pas évident de trouver de l'alcool à Delhi), c'est toujours bon à savoir pour la pendaison de crémaillère, prévue samedi.
Ce petit paradis est peuplé d'indiens de l' "upper middle class". Chaque soir, les hommes rentrent du travail dans leur voiture, avant de la confier à leur boy pour le lavage quotidien. Pendant ce temps, les femmes regardent la télé ou font la cuisine (par goût car ce n'est pas le personnel qui manque) et les enfants jouent au cricket dans le petit square. Tout cela donne à mon ghetto un petit côté Amérique des années 50, très exotique pour un Français.
Naturellement, le quartier possède toutes les "amenities" nécessaires à un expat: Je peux geeker sur Facebook grâce au wifi très haut débit et pour m'alimenter, j'ai le choix entre les dizaines d'enseignes de traiteurs et de pizzerias qui livrent à domicile, et la supérette du coin, ouverte 24h/24 et 7j/7, où le pot de sauce tomate coûte le prix de 3 restos à Old Delhi. Si je refuse ce mode de vie je peux toujours aller manger ailleurs, mais je suis alors obligé de contribuer à la pollution de Delhi (en prenant un rickshaw) ou à l'exploitation sociale (en prenant un cyclopoussepousse). La dernière solution serait d'apprendre la cuisine indienne et de m'approvisionner au marché du coin.
Quant à l'apart, il déchire, situé au dernier étage, il comporte un salon, une petite cuisine, deux chambres avec salle de bain et deux terrasses: Une au niveau de la porte d'entrée (il faut la traverser pour rentrer dans l'apart proprement dit) et une sur le toit accessible par une échelle, aussi appelée "pechoing terrasse". Le coloc est un dj indien, sikh (good!!), qui voyage souvent en Europe, parle l'anglais sans accent et même un peu le français. Un très bon plan donc (pour seulement 7500 Rs) qui a tout de suite suscité l'intérêt d'Aurélie, en même temps il faut se mettre à sa place, égarée au milieu des mathématiciens dans une guest house excentrée... Enfin j'oubliais, le quartier est généreusement pourvu en wine shops (il n'est pas évident de trouver de l'alcool à Delhi), c'est toujours bon à savoir pour la pendaison de crémaillère, prévue samedi.
3 commentaires:
Pauvre Marc, tu reviendras d'Inde encore plus pourri que tu n'est parti. Surveille Aurélie (pas trop quand même car ce Sikh m'a l'air d'un vrai bon plan).
bisous
Dis donc, le Grand Nord ne te rend pas très aimable... J'espère que tu vas bientôt rencontrer un grizzly pour voir la vie du bon côté.
désolée je ne pourrai pas venir à ta pendaison de crémaillère. Ca te laisse un peu de temps pour apprendre à cuisiner indien...
Bisous
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